
Spécialisé dans l’étude, la pratique et la transmission des savoir-faire liés à la vie en autonomie en milieu naturel et rural, il possède une expertise particulière des environnements forestiers, depuis les forêts tempérées jusqu’aux espaces boréaux des régions subarctiques, ainsi que des zones de grand froid, de moyenne montagne et des milieux désertiques ou semi-arides de type steppique.
Son enseignement s’appuie sur une connaissance approfondie des techniques traditionnelles de déplacement, d’adaptation et de subsistance en milieu naturel, incluant notamment l’utilisation du cheval et du chameau de Bactriane, héritée de son environnement culturel et familial. Passionné par les sociétés pastorales et les cultures nomades d’Eurasie, il s’intéresse particulièrement aux modes de vie, aux savoirs techniques et aux traditions de ces populations, avec une attention particulière portée aux héritages des peuples bachkirs et cosaques.
Instructeur de survie (depuis 2003 à aujourd'hui), pisteur de profession, il est également maître d’armes et enseignant en arts martiaux historiques ainsi qu’en traditions guerrières d’Asie centrale. Son approche holistique associe transmission familiale, expérience de terrain, recherches documentaires et rigueur pédagogique, au service d'une démarche de préservation et de transmission de savoirs traditionnels souvent méconnus. Loin de relever du seul patrimoine culturel, ces connaissances offrent selon lui des pistes de réflexion et d'action particulièrement pertinentes pour répondre aux enjeux contemporains du vivre-ensemble, de la résilience collective et de la transition écologique, tout en contribuant à la construction d'un héritage utile aux générations futures.

SES ORIGINES COMME HÉRITAGE
C'est au sein de son héritage bachkir et cosaque qu'il a appris très tôt à vivre en autonomie au contact de la nature, à pratiquer l'équitation ainsi qu'à gérer une exploitation agricole traditionnelle avec son cheptel, dans la continuité des savoir-faire transmis par ses grands-parents et arrière-grands-parents.
Profondément attaché à ses origines, il s'attache depuis toujours à préserver et transmettre le patrimoine culturel, historique et technique hérité de ses ancêtres, qu'il s'agisse de son appartenance à la tribu bachkire des Tangaur, au clan Ishmukhamet ou encore de l'héritage cosaque conservé au sein de sa famille depuis 1812.
En reconnaissance de cet engagement, il est nommé en 2008 Sotnik (lieutenant) des Cosaques d'Orenbourg, en hommage à son arrière-grand-père Artem, ancien officier du 2e régiment cosaque d'Orenbourg. En 2018, il reçoit le titre d'Officier d'honneur des Cosaques de Russie avec le grade de Podessaoul (capitaine), distinction attribuée par le général Nikitin.
En janvier 2021, le Grand Kurultaï bachkir lui décerne la médaille du « Service à la Nation » pour son action en faveur de la préservation de l'histoire et des traditions du peuple bachkir, de la mémoire de sa lignée familiale, ainsi que pour son travail de valorisation culturelle mené au sein de l'ethno-village de la ferme. Au cours de cette même année, il a été répertorié parmi les « personnalités remarquables et influentes » du recensement national bachkir, en reconnaissance de sa contribution à la transmission des savoirs traditionnels et du travail de préservation culturelle mené au sein de l'ethno-village de la Ferme bachkir-cosaque.

Depuis sa plus tendre enfance, John entretient un lien profond avec la nature, au sein de laquelle il passe aujourd'hui plus de 250 jours par an, parfois seul et en totale autonomie. À plus de 44 ans (mise à jour 2025), il cumule ainsi plus de vingt-cinq années d'expéditions et de voyages d'aventure à travers forêts, plaines, montagnes et steppes désertiques, à pied, à cheval ou encore à dos de chameau.
Loin de toute forme de marginalité et ne se reconnaissant pas dans le mouvement survivaliste, il considère que vivre simplement et au plus près de la nature, dans l'esprit des générations qui l'ont précédé, constitue avant tout une manière de vivre plus sainement, d'agir de façon responsable et de contribuer à la préservation de l'environnement. Cette démarche s'inscrit également dans une recherche de résilience individuelle et collective face aux défis contemporains.
Comme il aime à le rappeler :
« Je ne suis pas survivaliste. Bien au contraire. Si j'ai choisi ce mode de vie, c'est parce que je suis profondément attaché à la culture de mes ancêtres et à l'héritage transmis par mes arrière-grands-parents et mes grands-parents. Les savoirs, les gestes et les valeurs qu'ils m'ont légués m'ont donné l'envie de créer la Ferme bachkir-cosaque, d'y vivre en autonomie et d'en partager humblement les enseignements avec celles et ceux qui souhaitent renouer avec davantage d'autonomie et de reliance au vivant. Je suis également convaincu que ces savoirs traditionnels peuvent apporter des réponses concrètes à certains enjeux de notre époque, qu'ils soient écologiques, énergétiques, sociaux ou liés au vivre-ensemble. »
Pour John, il ne s'agit pas d'un simple loisir, mais bien d'un véritable mode de vie incarné. Son quotidien repose sur la recherche d'un équilibre entre traditions et modernité, entre connaissances scientifiques et savoirs ancestraux. À ce titre, il vit avec son épouse et leurs quatre enfants en autonomie au sein du domaine de plusieurs hectares qu'ils appellent : la Ferme bachkir-cosaque.

PARCOURS SCOLAIRE ET PROFESSIONNEL
Titulaire d'un baccalauréat littéraire avec spécialisation en langues, John a poursuivi des études d'ethnologie à l'Université Paris-Diderot, complétées par un cursus de langues et civilisations orientales à l'INALCO. Historien et ethnologue amateur, il est aujourd'hui reconnu en France mais aussi dans son pays d'origine (Bashkortostan) pour son expertise relative aux cultures bachkire et cosaque.
Par ailleurs, il possède une solide connaissance des techniques modernes de survie et d'autonomie développées dans les milieux militaires spécialisés et bénéficie également d'une expérience significative acquise au sein de plusieurs unités militaires d'élite. Il est également formé aux techniques de secourisme auxquelles il accord un grand intérêt.
Son parcours comprend également des fonctions de documentaliste au sein de l'Éducation nationale ainsi que de directeur de bibliothèque. Spécialisé dans la veille informationnelle, la recherche documentaire et la synthèse de données, il a développé de solides compétences en pédagogie, en transmission des connaissances et en accompagnement des publics.
C'est au cours de ce parcours atypique, mené parallèlement à ses activités professionnelles, qu'il s'investit dès 2003, à titre bénévole, dans la formation à la vie en milieu naturel et au pistage auprès de militaires, d'agents de terrain et d'autres professionnels. Cette expérience conduit à la création, en janvier 2009, de son école de formation, alors connue sous le nom d'École de Vie et Survie en Forêt (EVSF).
Entre 2014 et 2018, il est mandaté auprès d'une unité spécialisée afin d'y concevoir une cellule dédiée à la survie opérationnelle et de participer à la formation des instructeurs. Cette structure avait notamment vocation à accueillir des unités spéciales françaises dans le cadre d'exercices annuels d'évasion, de fuite et de survie.
À partir de 2016, après l'acquisition familiale d'un domaine de plusieurs hectares dans le Sud-Ouest de la France, il développe avec son épouse et leurs enfants la structure actuelle de l'École Ichmoukametoff et de la Ferme bachkir-cosaque. Ce projet vise à préserver, transmettre et faire découvrir les savoirs, les techniques et les traditions hérités des cultures bachkire et cosaque tout en éprouvant l'expérience pour en dégager des informations et savoirs pertinents utiles face au défi écologique et autres de notre temps. Il s'y consacre pleinement à partir de novembre 2018.
A partir de juillet 2021, à la suite de problèmes de santé et de blessures importantes s'étant aggravées, il réduit considérablement ses activités, ne maintenant que quelques stages chaque année, principalement dans un format adapté à ses contraintes de mobilité. Actuellement, il travaille sur la rédaction d'un livre traitant de sa culture et de ses savoirs ancestraux de vie en pleine nature et en milieu rural.

Professionnel reconnu dans les domaines de la vie en milieu naturel, du pistage et de la formation à l'autonomie, John totalise aujourd'hui plusieurs années d'expérience dans l'enseignement de ces disciplines (2003/2026), dont plus de quinze ans d'activité professionnelle indépendante (2009/2026). À ce jour, il a contribué à la formation de plus de 5 000 stagiaires issus d'horizons variés (mise à jour 1er janvier 2025).
Au cours de sa carrière, il a collaboré avec plusieurs institutions publiques et organismes d'État en France et à l'étranger en qualité d'instructeur, de formateur ou d'expert technique, notamment auprès de l'Éducation nationale, de l'Office français de la biodiversité (OFB, anciennement ONCFS) ainsi que des armées françaises.
Ses missions l'ont notamment conduit à participer à la création et au développement de dispositifs de formation à la survie au sein d'unités spécialisées. Il a également contribué à la formation d'agents chargés de la police de l'environnement aux techniques de pistage appliquées à l'investigation de terrain. Dans ce cadre, il a développé une méthodologie originale visant à articuler les savoir-faire du pistage traditionnel avec les principes modernes de l'enquête de terrain et de la police scientifique. Il a par ailleurs participé à plusieurs missions et actions de formation relatives à la lutte contre le braconnage, tant en France qu'à l'international (Afrique).
Engagé depuis de nombreuses années dans la structuration de ces domaines d'expertise, il œuvre en faveur d'une meilleure reconnaissance des métiers de pisteur et d'instructeur de survie en milieu naturel au sein du monde civil. Son objectif est de contribuer à la définition de référentiels de compétences et à l'établissement d'un cadre d'exercice clair, garantissant la qualité des enseignements proposés ainsi que la prévention des dérives idéologiques ou paramilitaires.
Parallèlement à ses activités de terrain et d'enseignement, John intervient régulièrement comme conseiller technique, consultant ou animateur pour plusieurs productions audiovisuelles du service public. Il a notamment participé à la série « Missions : Aventures », destinée au jeune public et diffusée sur France 3 Régions et TV5 Monde, ainsi qu'à la série documentaire « Cuisine sauvage », diffusée sur France 5 et régulièrement rediffusée. Son expertise a également été sollicitée dans le cadre de nombreux documentaires consacrés à la vie en milieu naturel, à l'autonomie et aux savoir-faire traditionnels. Enfin, il a accompagné et préparé de nombreux participants à diverses productions audiovisuelles et émissions d'aventure nécessitant des compétences en survie, orientation et adaptation au terrain.

À titre professionnel, personnel en solitaire ou en famille, John a réalisé de nombreux séjours prolongés en immersion au cœur de la nature, dans des conditions d'autonomie variables selon les contextes et les objectifs poursuivis.
Au fil de ses voyages, il a parcouru une grande partie des espaces forestiers boréaux de l'hémisphère nord, du Canada à la Russie. Il a notamment traversé la Norvège du sud au nord, reliant Oslo à Kirkenes, à proximité de la frontière russe, lors d'un périple réalisé à pied en moins de deux mois, avec une large autonomie en milieu naturel.
Parmi ses expériences les plus marquantes figurent plusieurs immersions de longue durée en autonomie. Il a ainsi vécu vingt-et-un jours dans la nature avec un équipement volontairement réduit au strict minimum, séjourné quarante-deux jours dans les steppes et zones désertiques du Kazakhstan en compagnie de ses animaux, ou encore construit seul une fuste traditionnelle en rondins selon des techniques anciennes. Réalisé avec pour seuls outils une hache, une scie et une plane, ce chantier lui a permis d'ériger son habitation en vingt-trois jours avant d'y poursuivre un séjour d'isolement volontaire en forêt.
Au-delà de la dimension aventureuse, ces expériences s'inscrivent dans une démarche de recherche, d'expérimentation et de transmission des savoir-faire traditionnels liés à l'autonomie, à l'habitat, au déplacement et à l'adaptation en milieu naturel.
Enfin, sa plus grande aventure demeure sans doute la création de la Ferme bachkir-cosaque et le choix d'un mode de vie fondé sur une plus grande autonomie et une relation étroite avec la nature. Mené en famille, aux côtés de son épouse et de ses enfants, ce projet incarne sa volonté de faire vivre au quotidien les traditions, les savoir-faire et les valeurs hérités de son peuple, tout en les adaptant aux réalités du monde contemporain.
